Se reconvertir professionnellement en Belgique : par où commencer ?

Vous n’êtes pas seul. En 2026, la réorientation professionnelle est devenue une étape courante et valorisée dans le parcours des travailleurs en Belgique. Que ce soit pour trouver plus de sens au quotidien, fuir la routine, ou s’adapter aux nouvelles exigences d’un marché de l’emploi en pleine mutation (notamment avec l’intégration croissante de l’intelligence artificielle), sauter le pas de la reconversion demande du courage, mais surtout une excellente préparation.

Changer de voie professionnelle ne s’improvise pas. Des premières réflexions personnelles aux démarches administratives auprès des organismes régionaux (Le Forem en Wallonie, Actiris à Bruxelles ou le VDAB en Flandre), le chemin peut parfois sembler complexe. Cependant, avec les bonnes stratégies, une évaluation honnête de vos compétences et une feuille de route claire, transformer cette envie en un projet concret est tout à fait accessible. Que vous soyez au début de votre réflexion ou déjà prêt à entamer une nouvelle formation, ce guide complet vous accompagne pas à pas pour réussir votre transition professionnelle en Belgique.

Faire un bilan objectif : les vraies raisons de votre envie de changer

Se reconvertir professionnellement en Belgique

Avant de vous lancer tête baissée dans une nouvelle carrière, il est crucial de comprendre pourquoi vous souhaitez quitter votre emploi actuel. Une reconversion réussie repose sur des fondations solides et une introspection honnête. S’agit-il d’un simple passage à vide ou d’un besoin profond de changement ?

Voici quelques signes qui indiquent qu’il est temps d’envisager une réorientation :

  • La perte de sens (Brown-out) : Vos tâches quotidiennes ne correspondent plus à vos valeurs ou vous semblent inutiles.
  • L’épuisement ou l’ennui (Burn-out / Bore-out) : Vous ressentez une fatigue chronique liée au stress ou, à l’inverse, un ennui profond par manque de stimulation.
  • Le besoin d’évolution : Vous avez fait le tour de votre poste actuel et les perspectives d’évolution dans votre entreprise sont bloquées.
  • L’équilibre vie pro/vie perso : Votre rythme de travail actuel ne s’accorde plus avec vos contraintes familiales ou personnelles.

    💡 Le conseil pro : En Belgique, vous pouvez faire appel à des centres d’orientation ou réaliser un bilan de compétences via des organismes agréés ou des coachs de carrière. Cela vous aidera à distinguer une simple envie de changer d’entreprise d’un véritable besoin de changer de métier.

Décrypter le marché : vers quels secteurs se tourner en 2026 ?

Se reconvertir dans un domaine qui vous passionne est idéal, mais s’assurer que ce secteur recrute est indispensable. En 2026, le marché de l’emploi belge est fortement influencé par la transition écologique, le vieillissement de la population et l’accélération numérique (notamment l’intelligence artificielle).

Les régions (Wallonie, Bruxelles, Flandre) publient chaque année des listes de métiers en pénurie ou de fonctions critiques. S’orienter vers ces secteurs facilite grandement l’accès aux formations et aux aides financières.

Voici un aperçu des secteurs les plus porteurs en Belgique cette année :

Secteur d’activité Exemples de métiers très demandés Niveau de demande Opportunités de formation
Santé & Soins Infirmier(ère), aide-soignant(e), éducateur(trice) spécialisé(e) Très élevé Nombreuses aides (Fonds 400, etc.)
Technologies & IT Développeur(euse), expert en cybersécurité, spécialiste IA Très élevé Bootcamps, formations courtes
Transition Écologique Technicien(ne) en énergies renouvelables, conseiller(ère) PEB Élevé Formations techniques (IFAPME, etc.)
Construction & Rénovation Électricien(ne), menuisier(ère), chef de chantier Élevé Alternance fortement encouragée
Enseignement Professeur(e) de mathématiques, de langues, instituteur(trice) Modéré à Élevé Passerelles pour les diplômés

Réorientation professionnelle : par où commencer ?

Une fois que vous avez identifié le besoin de changement et analysé le marché, il faut passer à l’action. Voici les trois étapes fondamentales pour structurer votre démarche en Belgique.

1. Faire le point sur tes compétences et tes envies

Commencez par lister ce que vous savez faire (vos hard skills) et vos qualités humaines (vos soft skills). Souvent, de nombreuses compétences acquises dans votre métier actuel sont transférables à un autre domaine (gestion de projet, communication, management, etc.). Prenez une feuille ou utilisez un outil de mind-mapping pour croiser ce que vous aimez faire avec ce que vous savez bien faire.

2. Se renseigner sur les secteurs porteurs

Ne vous limitez pas aux recherches sur internet. Allez à la rencontre de la réalité du terrain :

  • Consultez les offres d’emploi sur les sites du Forem, d’Actiris ou du VDAB.
  • Participez à des salons de l’emploi (comme le salon TalentUM ou les événements régionaux).
  • Réalisez des enquêtes métiers : contactez des professionnels sur LinkedIn pour leur poser des questions sur leur quotidien.

3. Se former pour développer de nouvelles compétences

La formation est souvent le passage obligé de la reconversion. En Belgique, l’offre est vaste et adaptée aux adultes :

  • L’Enseignement de Promotion Sociale : Idéal pour suivre des cours du soir ou à horaire décalé tout en gardant son emploi.
  • L’IFAPME (Wallonie) / EFP (Bruxelles) / Syntra (Flandre) : Parfait pour apprendre un métier manuel, technique ou d’indépendant via la formation en alternance.
  • Les centres de compétence régionaux : Ils proposent des formations intensives et qualifiantes, souvent gratuites pour les demandeurs d’emploi.

Quelles aides financières pour une reconversion professionnelle en Belgique ?

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L’un des plus grands freins à la reconversion est souvent la peur de perdre sa sécurité financière. Heureusement, la Belgique propose plusieurs dispositifs pour soutenir les travailleurs et les demandeurs d’emploi qui souhaitent se former et changer de voie. Ces aides varient souvent en fonction de votre statut et de votre région (Wallonie, Bruxelles ou Flandre).

Voici les principales aides disponibles :

  • Le Congé-Éducation Payé (CEP) : Ce système permet aux travailleurs du secteur privé de suivre des formations reconnues pendant leurs heures de travail, tout en conservant leur salaire (plafonné). En Flandre, il s’agit du Vlaams opleidingsverlof (VOV).
  • Le Crédit-temps avec motif « formation » : Géré par l’ONEM, il vous permet de suspendre ou de réduire vos prestations de travail pour suivre une formation, tout en percevant une allocation d’interruption.
  • Les Chèques-formation : En Région wallonne, ce dispositif financier permet aux indépendants et aux PME de financer des formations pour développer de nouvelles compétences.
  • Les formations gratuites et primes du Forem / Actiris / VDAB : Si vous êtes demandeur d’emploi, les formations proposées par ces organismes publics sont souvent gratuites. De plus, dans certains cas (comme les métiers en pénurie), vous pouvez bénéficier d’une prime de formation (prime Incitant+) ou d’une intervention dans vos frais de déplacement et de garderie.

    💰 Le saviez-vous ? Si vous reprenez des études à temps plein pour un métier en pénurie tout en étant au chômage, vous pouvez demander une dispense à l’ONEM pour conserver vos allocations de chômage pendant toute la durée de vos études (C73).

Reconversion professionnelle quand on est en CDI en Belgique

Changer de métier ne signifie pas nécessairement démissionner du jour au lendemain et se retrouver sans revenus. Se reconvertir lorsqu’on est en Contrat à Durée Indéterminée (CDI) demande de la stratégie et de la prudence. L’objectif est de sécuriser votre transition.

Voici comment procéder étape par étape pour assurer vos arrières :

  1. La formation en horaire décalé : Privilégiez l’Enseignement de Promotion Sociale ou les cours du soir/week-end. Cela vous permet d’obtenir un nouveau diplôme sans quitter votre emploi actuel.
  2. La mobilité interne : Avant de quitter votre entreprise, vérifiez si une transition n’est pas possible en interne. Votre employeur pourrait être ouvert à vous confier de nouvelles missions ou à financer votre formation continue.
  3. Négocier son départ : Si la démission vous prive de vos droits au chômage, une « rupture de commun accord » ou une réflexion autour de l’outplacement peut parfois être négociée avec votre employeur, bien que les règles de l’ONEM soient strictes quant à l’abandon volontaire d’emploi.
Stratégie Avantages Inconvénients
Garder son CDI + Cours du soir Sécurité financière totale, pas de stress lié au chômage. Charge de travail élevée, fatigue, temps libre très réduit.
Réduction du temps de travail (4/5 ou mi-temps) Dégage du temps pour se former, équilibre de vie préservé. Baisse de salaire proportionnelle (sauf si crédit-temps accepté).
Démissionner pour se former 100% du temps dédié au nouveau projet. Perte des allocations de chômage (sanction de l’ONEM).

Réorientation professionnelle : cas particuliers

La reconversion ne suit pas toujours un chemin classique. Certains travailleurs belges se réorientent suite à des événements de vie particuliers ou en raison d’un statut spécifique. Il est important d’adapter sa stratégie à ces contextes uniques.

  • Les indépendants (freelances, commerçants) : Passer du statut d’indépendant à celui de salarié (ou inversement) implique un changement total de régime social et fiscal. Les indépendants peuvent se tourner vers des couveuses d’entreprises (comme Job’In ou Azimut) s’ils veulent tester une nouvelle activité sans risque.
  • Les travailleurs de plus de 50 ans : La reconversion des seniors est un enjeu majeur en Belgique. Leurs atouts ? L’expérience et la maturité. Des dispositifs spécifiques et des primes à l’embauche pour travailleurs âgés existent pour inciter les employeurs à recruter ces profils après leur formation.
  • Suite à un burn-out ou une maladie de longue durée : Après une période d’écartement du travail, reprendre son ancien poste est parfois impossible. C’est ici qu’intervient le « trajet de réintégration » avec le médecin du travail et la mutuelle, qui peut déboucher sur un outplacement médical ou une réorientation complète.

Acquérir les compétences qui font la différence

Lors d’une reconversion professionnelle, vous repartez souvent avec un léger désavantage d’expérience technique par rapport aux profils classiques. Pour compenser, il est indispensable de développer des compétences transversales et particulièrement recherchées sur le marché belge en 2026. Ce sont ces atouts qui feront pencher la balance en votre faveur auprès des recruteurs.

Concentrez-vous sur ces trois piliers d’apprentissage :

  • Le multilinguisme : En Belgique, la maîtrise des langues est un atout indiscutable. Si vous postulez à Bruxelles ou pour une entreprise nationale, améliorer votre niveau de néerlandais (ou de français si vous êtes néerlandophone) et d’anglais est un investissement stratégique majeur.
  • Les compétences numériques (Digital Skills) : Quel que soit le secteur visé, la digitalisation est partout. Maîtriser les outils de travail collaboratif, comprendre les bases de l’intelligence artificielle générative (comme ChatGPT pour la productivité) ou avoir des notions en gestion de données vous donnera une longueur d’avance.
  • Les « Soft Skills » (compétences comportementales) : Votre ancienne carrière vous a doté d’une intelligence émotionnelle précieuse. Mettez en avant votre capacité d’adaptation, votre gestion du stress, la résolution de problèmes et votre esprit d’équipe.

    💡 Le conseil pro : Utilisez des plateformes en ligne (Coursera, LinkedIn Learning, ou les modules e-learning d’Actiris et du Forem) pour obtenir des certifications rapides et prouver votre proactivité aux recruteurs.

Tisser un réseau dans votre futur métier

Le réseautage (ou networking) est souvent le grand oublié de la reconversion. Pourtant, en Belgique, une part importante des offres d’emploi fait partie du « marché caché » : elles sont pourvues par cooptation ou par le bouche-à-oreille avant même d’être publiées sur internet.

Construire un réseau dans votre nouveau domaine vous permet non seulement de dénicher des opportunités, mais aussi de confirmer que ce secteur est fait pour vous.

Voici comment procéder :

  1. Optimisez votre profil LinkedIn : Modifiez votre titre professionnel pour refléter vos nouvelles ambitions (« En transition vers le métier de… » ou « Futur [Métier] »). Suivez les entreprises belges de votre secteur cible et participez aux discussions.
  2. Sollicitez des entretiens d’information : Invitez des professionnels à prendre un café ou à faire une visioconférence de 20 minutes pour parler de leur métier. Les gens aiment parler de leur parcours, et cela vous offre des conseils précieux sans avoir l’air de demander un emploi.
  3. Participez aux événements locaux : Rejoignez des réseaux d’entrepreneurs ou des événements sectoriels via des chambres de commerce (BECI à Bruxelles, UWE en Wallonie, Voka en Flandre) ou des meetups thématiques.

Rafraîchir votre présentation : CV et entretien adaptés à la reconversion

Postuler pour un emploi dans un nouveau secteur nécessite de repenser totalement votre manière de vous vendre. Votre Curriculum Vitae ne doit plus être une simple liste chronologique de vos anciens postes, mais plutôt un outil stratégique qui met en lumière votre potentiel pour ce nouveau métier.

Privilégiez un CV par compétences (ou thématique) plutôt qu’un CV chronologique classique.

Voici les différences clés :

Élément CV Classique (Chronologique) CV de Reconversion (Thématique)
En-tête / Accroche Résume le dernier poste occupé. Explique clairement le projet de transition et l’objectif visé.
Structure principale Liste les expériences de la plus récente à la plus ancienne. Met en avant des blocs de compétences (ex: Management, Vente) utiles au nouveau métier.
Expériences passées Détaillées de manière exhaustive. Synthétisées, en gardant uniquement ce qui apporte de la valeur au nouveau poste.
Formations Souvent reléguées en bas de page (sauf juniors). Mises en avant, surtout si vous venez de terminer une formation qualifiante ou un bootcamp.

Pour l’entretien d’embauche : Préparez un « pitch » (une présentation courte) assumé. Ne vous excusez jamais de votre reconversion. Présentez-la comme une force : vous êtes un candidat mature, qui a choisi ce métier par passion et conviction, et non par défaut. Illustrez comment vos expériences passées vous ont préparé à exceller dans ce nouveau rôle.

Cultiver la résilience : se reconvertir prend du temps

Changer de trajectoire professionnelle n’est pas un sprint, c’est un marathon. Il est tout à fait normal de passer par des phases d’euphorie, suivies de moments de doute profond, voire de ce qu’on appelle le « syndrome de l’imposteur » (l’impression de ne pas être légitime dans son nouveau domaine).

Pour ne pas abandonner en cours de route, il est essentiel de cultiver votre résilience mentale :

  • Acceptez le déclassement temporaire : Vous allez redevenir un « débutant » (ou un profil junior). Cela peut impliquer une baisse temporaire de salaire ou de statut hiérarchique. Gardez votre objectif à long terme en tête.
  • Célébrez les petites victoires : L’obtention d’une certification, une première rencontre réseau réussie, ou même la simple finalisation de votre nouveau CV sont des étapes qui méritent d’être valorisées.
  • Entourez-vous d’ondes positives : Éloignez-vous des personnes excessivement pessimistes de votre entourage qui projettent leurs propres peurs sur votre projet. Rapprochez-vous d’autres personnes en reconversion (groupes Facebook, forums, ateliers).

    🧠 Le conseil mindset : Fixez-vous des objectifs hebdomadaires réalistes (ex: « contacter 2 personnes sur LinkedIn cette semaine ») plutôt que de vous focaliser uniquement sur la montagne que représente la recherche d’emploi.

Besoin d’aide personnalisée ?

Vous vous sentez perdu face aux démarches administratives ou aux choix de formation ? En Belgique, l’accompagnement à la reconversion est très bien structuré. De nombreux professionnels sont là pour vous guider gratuitement ou à moindre coût.

Voici un récapitulatif des acteurs incontournables selon votre région :

Région Organisme de référence Initiatives et lieux d’accompagnement
Wallonie Le Forem Les Cités des métiers (Namur, Charleroi, Liège), les centres de compétence, les conseillers en orientation.
Bruxelles Actiris Bruxelles Formation, la Cité des métiers de Bruxelles, le service d’accompagnement « Espace de l’Emploi ».
Flandre VDAB Les Leerwinkels (boutiques d’apprentissage pour adultes), les centres Syntra.
National Syndicats & Mutuelles Services de conseil carrière des syndicats (CSC, FGTB, CGSLB) et cellules de retour à l’emploi des mutuelles.

N’hésitez pas également à faire appel à un coach de carrière privé. Bien que payant, un accompagnement sur mesure peut accélérer votre réflexion et vous aider à débloquer des freins psychologiques importants.

Quelles sont les étapes essentielles pour réussir une reconversion professionnelle en Belgique en 2026 ?

Quelles sont les étapes essentielles pour réussir une reconversion professionnelle en Belgique en 2026

Pour résumer votre plan d’action et maximiser vos chances de réussite sur le marché de l’emploi belge cette année, voici la checklist des étapes essentielles par lesquelles vous devez passer :

  1. L’introspection (Bilan) : Définir ses motivations profondes, ses hard skills et ses soft skills. Savoir exactement pourquoi on veut changer.
  2. L’étude de marché : Valider la faisabilité de son projet en s’assurant que le métier visé recrute en Belgique (consulter la liste des métiers en pénurie).
  3. Le choix de la stratégie financière : Identifier les aides (Congé-Éducation, crédit-temps, maintien des allocations) et sécuriser ses revenus pendant la transition.
  4. La formation qualifiante : Obtenir les compétences techniques manquantes via les cours de promotion sociale, les centres régionaux ou les bootcamps intensifs.
  5. Le Personal Branding et le Réseau : Refaire son CV (format par compétences), optimiser son profil LinkedIn et rencontrer des professionnels du secteur.
  6. Le passage à l’action : Postuler, passer des entretiens en assumant pleinement son parcours atypique, et décrocher son premier poste dans sa nouvelle vie professionnelle !

Quels secteurs offrent le plus d’opportunités pour une reconversion en Belgique actuellement ?

Si nous avons déjà survolé les grands domaines en pénurie, il est intéressant de zoomer sur les micro-secteurs qui explosent spécifiquement en 2026. L’automatisation et les nouvelles directives européennes (comme le Pacte Vert) ont créé des besoins urgents et très spécifiques sur le marché belge.

Ces secteurs offrent non seulement de nombreuses offres d’emploi, mais aussi des salaires attractifs pour les profils fraîchement reconvertis, à condition d’avoir la bonne formation :

Secteur d’avenir en 2026 Métiers spécifiques très recherchés Pourquoi ça recrute en Belgique ?
L’intelligence artificielle (IA) et la Data Analyste de données, Prompt Engineer, spécialiste en éthique de l’IA L’intégration de l’IA dans les PME belges nécessite des experts pour gérer la transition numérique.
L’économie circulaire et le réemploi Technicien en éco-conception, gestionnaire de recyclage industriel Les normes environnementales strictes poussent les entreprises à revoir leurs chaînes de production.
La logistique durable Dispatcher éco-logistique, planificateur de supply chain verte L’essor de l’e-commerce en Belgique oblige le secteur à optimiser le transport pour réduire l’empreinte carbone.
Le soin aux personnes âgées (Silver Économie) Coordinateur de soins à domicile, domoticien pour l’autonomie Le vieillissement de la population s’accélère, augmentant la demande d’aide au maintien à domicile.

Travailleurs en incapacité ou accompagnés par une mutuelle

Une grande partie des reconversions en Belgique fait suite à des problèmes de santé (physiques ou mentaux, comme le burn-out). Si vous êtes en incapacité de travail et reconnu par votre mutuelle, vous n’êtes pas livré à vous-même. Un cadre légal spécifique existe pour vous aider à rebondir.

C’est ce qu’on appelle la réintégration socio-professionnelle.

Voici comment cela fonctionne :

  1. L’accord du médecin-conseil : Avant d’entamer toute démarche, vous devez discuter de votre projet avec le médecin-conseil de votre mutuelle. C’est lui qui doit donner son feu vert pour que vous puissiez suivre une formation.
  2. Le maintien des indemnités : L’énorme avantage de ce statut est que, avec l’accord de la mutuelle, vous pouvez entamer des études ou une formation tout en conservant vos indemnités de maladie.
  3. L’accompagnement spécialisé : Vous pouvez être orienté vers des services régionaux spécialisés (l’AViQ en Wallonie, le Phare à Bruxelles, ou le VDAB en Flandre) qui proposent des bilans d’orientation adaptés à votre état de santé et à vos capacités résiduelles.

    ⚠️ Important : Ne commencez jamais une formation ou une activité bénévole sans l’accord préalable écrit de votre mutuelle, sous peine de perdre vos indemnités de remplacement.

Réussir sa reconversion : conseils pratiques

Pour transformer cette transition en succès et éviter les pièges courants, voici quelques conseils pragmatiques à appliquer dès aujourd’hui :

  • Testez avant de signer : Avant de vous engager dans une longue formation, faites une Mise en Situation (MIS) ou un stage d’observation (souvent encadré par le Forem ou Actiris). Passer 3 jours aux côtés d’un professionnel vous évitera d’idéaliser un métier.
  • Sécurisez un matelas de secours : Prévoyez une épargne de précaution. Les retards de paiement (allocations, bourses) ou les frais cachés liés à une formation (matériel, déplacements) peuvent générer un stress inutile.
  • Ne brûlez pas les ponts : Quittez votre emploi actuel en bons termes. Le marché du travail belge est un petit monde, et vos anciens collègues ou patrons pourraient devenir vos futurs clients ou prescripteurs.
  • Soyez bienveillant envers vous-même : Acceptez qu’il vous faudra du temps pour retrouver la même aisance et la même productivité que dans votre ancienne carrière. L’apprentissage est une courbe, pas une ligne droite.

Conclusion : ose réinventer ta vie professionnelle

Se reconvertir professionnellement en Belgique en 2026 est une aventure exigeante, mais incroyablement gratifiante. Quitter le confort d’une situation connue pour plonger dans l’inconnu demande du courage, une excellente préparation et une bonne dose de persévérance.

Pourtant, le jeu en vaut la chandelle. Que ce soit pour fuir un environnement toxique, retrouver du sens dans vos missions quotidiennes ou vous adapter aux nouvelles technologies, votre épanouissement personnel doit rester la priorité. Les aides financières, les organismes d’accompagnement et les multiples filières de formation (en présentiel ou à distance) n’ont jamais été aussi accessibles.

N’oubliez pas : votre parcours atypique n’est pas une faiblesse, c’est votre plus grande force. Vos expériences passées enrichiront votre nouvelle carrière d’une perspective unique. Alors, prenez le temps de faire le point, entourez-vous des bonnes personnes, explorez les secteurs porteurs de l’économie belge et… osez sauter le pas ! Votre future vie professionnelle n’attend plus que vous.

FAQ – Réorientation professionnelle en Belgique

Est-ce possible de se reconvertir à 40 ou 50 ans ?
Absolument. Il n’y a pas d’âge limite pour changer de métier. En Belgique, la formation continue des adultes est fortement encouragée. Les profils seniors (plus de 50 ans) sont même très appréciés pour leur maturité professionnelle et leur fiabilité, et des aides à l’embauche spécifiques existent pour inciter les employeurs à recruter cette tranche d’âge.

Le Forem, Actiris ou le VDAB financent-ils toutes les formations ?
Non. Ces organismes privilégient le financement des formations qui mènent aux métiers en pénurie ou aux fonctions critiques (secteurs de la santé, de l’informatique, de la construction, etc.). Pour les autres domaines, l’accès peut être soumis à des conditions strictes ou au paiement d’un droit d’inscription.

Puis-je conserver mon chômage si je reprends des études à temps plein ?
Oui, sous certaines conditions. C’est ce qu’on appelle la dispense C73. Si vous êtes chômeur complet indemnisé et que vous reprenez des études pour apprendre un métier en pénurie, l’ONEM peut vous accorder une dispense. Cela signifie que vous touchez vos allocations tout en étant dispensé de chercher activement un emploi pendant la durée de vos études.

Combien de temps dure en moyenne une reconversion ?
La durée varie énormément selon le projet. Voici un aperçu général :

Type de transition Durée estimée Exemple
Mise à niveau rapide 1 à 3 mois Bootcamp de codage, formation aux outils IA, perfectionnement linguistique.
Reconversion technique 6 mois à 1 an Formation qualifiante au Forem/Actiris (ex: gestionnaire de paie, technicien réseau).
Changement radical 2 à 4 ans Reprise d’un bachelier ou master (ex: soins infirmiers, enseignement).

Puis-je garder mon salaire pendant ma formation si je suis en CDI ?
Oui, grâce au Congé-Éducation Payé (CEP) en Wallonie/Bruxelles ou au Vlaams Opleidingsverlof (VOV) en Flandre. Si votre formation est reconnue, vous pouvez vous absenter du travail un certain nombre d’heures tout en conservant votre rémunération habituelle. L’employeur est ensuite remboursé par la Région.

 

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